Situation épidémiologique de la bronchiolite en France
La situation épidémiologique actuelle fait état d’une augmentation très nette du nombre de cas de bronchiolite chez les enfants de moins de 1 an depuis le début du mois d’octobre, marquant le début de l’épidémie. Cette augmentation est particulièrement nette en Ile-de-France, ainsi que l’augmentation du nombre de virus respiratoire syncytial, comme observé par le réseau des Grog. Les cas de bronchiolite recensés chez les enfants de moins de 1 an donnent lieu à une hospitalisation dans environ 40 % des cas suite au recours aux urgences.
La bronchiolite est une maladie virale du jeune enfant, qui touche principalement les enfants entre l’âge de 3 mois et 2 ans. Dans la très grande majorité des cas, la bronchiolite évolue de manière favorable, spontanément ou plus souvent avec l’aide d’une kinésithérapie. Dans de rares cas, la bronchiolite impose l’hospitalisation, afin de pouvoir surveiller la fonction respiratoire et, éventuellement, de mettre en œuvre des mesures de réanimation. Les décès imputables à la bronchiolite aiguë sont très rares (inférieurs à 1 %). Prise en charge thérapeutique
Dans plus de 7 cas sur 10, la bronchiolite de l'enfant est due au virus respiratoire syncitial (VRS). Les autres agents causaux sont les virus parainfluenza, adénovirus... Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux, le matériel souillé par une personne enrhumée et par les mains. Ainsi, un rhume de l'enfant et de l'adulte peut être à l'origine d'une bronchiolite chez le nourrisson.
La bronchiolite qui est facilement reconnue par le médecin ou le pédiatre relève dans la très grande majorité des cas (95 %) d’une prise en charge en ville.
Il est donc important de rappeler que les parents doivent, lorsque cela est possible, en priorité consulter un médecin de ville avant de se rendre à l’hôpital.
La prise en charge repose principalement sur la kinésithérapie respiratoire qui permet d’évacuer les sécrétions de l’enfant.
Les antibiotiques ne sont pas indiqués dans un premier temps (la bronchiolite est d’origine virale). L’antibiothérapie peut être envisagée secondairement en cas de surinfection.
Il est important d’assurer une bonne hydratation des nourrissons pour faciliter la fluidité des sécrétions.
Quoiqu’il en soit, l’état respiratoire des enfants doit être surveillé : toute aggravation nécessite une consultation, voire une hospitalisation.
Prévention
Actuellement, la prévention repose principalement sur les mesures d’hygiène : lavage des mains de toute personne qui approche le nourrisson, aération de la chambre, éviter le contact avec les personnes enrhumées et les lieux enfumés, nettoyage régulier des objets avec lesquels le nourrisson est en contact (jeux, tétines…)…
Données épidémiologiques
La bronchiolite se manifeste le plus fréquemment sous forme d’épidémie saisonnière. L'épidémie débute généralement à la mi-octobre, pour atteindre un pic en décembre et se termine à la fin de l'hiver. Pour la saison 2004-2005, le pic épidémique semble avoir été atteint un peu plus tardivement que les années précédentes c'est-à-dire durant la dernière semaine de décembre 2004, accompagné d'une recrudescence inhabituelle de cas fin janvier 2005.
En France, on estime que la bronchiolite touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons soit environ 460 000 cas par an. Deux pour cent des nourrissons de moins de 1 an seraient hospitalisés pour une bronchiolite plus sévère chaque année.
| Message 1 : Message 2 : Message 3 : Message 4 : |
Liens :
Groupes régionaux d’observation de la grippe : http://www.grog.org
Ministère des Solidarités et de la Santé : http://www.sante.gouv.fr
Réseau bronchiolite : http://www.reseau-bronchio.org/index.asp
Institut national de prévention et d’éducation en santé : http://www.inpes.sante.fr